Les hôtels de la capitale atteignent un taux d'occupation plus élevé durant le carnaval

La concurrence redouble dans le secteur des hébergeurs touristiques durant les fêtes du roi Momo et l'initiative de l'ATP d'organiser les carnavals de la capitale porte ses fruits. La demande importante de chambres d'hôtel que connait le secteur depuis ces trois dernières années est perceptible dans la zone côtière et à l'intérieur du pays.

Les hôtels de la capitale sont en concurrence étroite avec ceux de l'intérieur du pays afin de capter des visiteurs durant la période du carnaval. À ce jour, le taux d'occupation de la capitale se situe autour des 85 % alors qu'il a atteint les 95 % à l'intérieur du pays.

Il y quelques années, l’occupation des hôtels de la capitale était inférieure, car les voyageurs préféraient se rendre à l'intérieur du pays pour y passer les fêtes du roi Momo. Toutefois, la stratégie conjointe du gouvernement et de certaines entreprises privées d’organiser les carnavals de la capitale afin de faire de la ville de Panama une attraction pour les touristes et les résidents durant cette période de l'année a porté ses fruits et a permis de changer le paysage citadin. 

Selon Edgar Bonfante de l'ATP, la nouvelle stratégie n'a pas enlevé d'occupants aux hôtels de l'intérieur du pays, qui se sont accaparé de nombreux clients, mais a permis de capter de nouveaux voyageurs. Un résultat obtenu grâce à la campagne de promotion du carnaval de la capitale que l'Autorité du Tourisme de Panama (ATP) a conduit dans différents pays d'Amérique et d'Europe. Luis Correa, le directeur des opérations, du service des aliments et des boissons de l'hôtel El Panamá a expliqué qu’il est clair que les carnavals de la capitale se développent bien, car le taux d'occupation des hôtels de la capitale connaît chaque année une augmentation de 10 %, en citant comme exemple l’hôtel El Panama dont le taux d’occupation pour cette période de l’année est passé de 79 à 83 % au cours de ces trois dernières années.

Luis Correra a souligné que l'intérieur du pays s'accapare les clients grâce aux offres proposées par la majorité des hôtels de la région comme des formules tout compris. Selon les chiffres de l'ATP, au cours de ces trois dernières années, quelque 7 252 832 de dollars ont été investis dans l'organisation des fêtes du roi Momo, dont 2 750 000 de dollars, soit l’investissement le plus important, ont été alloués à l’organisation des fêtes de cette année. Sara Pardo, gérante de l'hôtel Westin Panamá, a assuré que chaque année de nombreuses personnes voyagent vers l'intérieur du pays durant la période de carnaval afin de passer les fêtes en famille et de profiter ensemble des activités proposées.

« Durant la période de carnaval, les hôtels de l'intérieur du pays accueilleront un nombre important de visiteurs, car la demande est forte et ils atteindront des taux d'occupation élevés de plus de 90 % », a indiqué Sara Pardo, l'ex-présidente de l'Association des hôteliers du Panama (APATEL). Elle estime également qu’« au cours de ces dernières années une croissance importante du secteur hôtelier a été observée, mais bien que la disponibilité des chambres soit élevée, il reste toujours des opportunités à saisir dans ce secteur. Le marché du tourisme a, en effet, besoin de plus d'hôtels et plus particulièrement dans les régions côtières et de l'intérieur du pays ».

Selon les statistiques de l'ATP, plus de 655 établissements du secteur de l'hébergement opèrent dans le pays, offrant cette année un total cumulé de 23 343 chambres, par rapport aux 21 067 chambres disponibles en 2011. En outre, il existe une demande pour la construction de nouveaux hôtels en 2013. Jesús Sierra Victoria, le président de l'APATEL, a déclaré que le secteur maintient une croissance constante que ce soit en termes d'arrivée de touristes ou d'investissements réalisés dans les infrastructures et salles de réunions afin de les adaptées aux standards internationaux comme ce fut le cas du Sheraton Panama Hotel & Convention Center, de l'hôtel El Panamá et du Bristol pour n’en citer que quelques-uns.