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La Banque AC est renforcée

L'agence de notation Fitch Ratings souligne dans un rapport le bon fonctionnement des systèmes de la région entre 2010 et 2012.

Selon un récent rapport de l'agence de notation de risque américaine, Fitch Ratings, la Banque d'Amérique centrale (AC) a montré une accélération de croissance entre décembre 2010 et juin 2012.

L'étude reconnaît, que l'exercice du crédit s'est renforcé dans l'étape post-crise, en enregistrant une croissance à deux chiffres dans tous les pays à l'exception du Salvador.

La croissance du crédit se situe dans la majorité des pays autours des 20%, alors que les dépôts augmentent à un taux important de 15% pourcent.

Ce comportement s'explique par un meilleur exercice économique de la région par rapport aux années de la crise internationale.

Le rapport indique également une plus grande rentabilité des systèmes bancaires de la région, "stimulée par des dépenses en provision moindres et des marges d'intérêts plus élevées".

Dans le cas de Panama, "la rentabilité se maintient grâce à son efficacité remarquable, son grand volume d'affaires et la bonne qualité de ses crédits".

Les marges ont également été favorisées par la croissance de sa base dépositaire à un coût relativement bas, situation renforcée par la liquidité élevée existante des systèmes bancaires.

Au delà des résultats optimistes, Fitch voit une opportunité de continuer à promouvoir l’utilisation des banques dans la région. "Les banques disposent encore de place pour continuer d’augmenter leur volume d'affaires et de générer des revenus, étant donné l'approfondissement financier bas dans la majorité des pays et tout particulièrement au Guatemala".

Panama : Leader

Panama est, à la différence, le système le plus important de la région, étant donné sa position de centre bancaire. Les actifs du système panaméen (seul les banques détentrices d'une licence générale sont prises en compte) ont dépassé en juin les 67$ mille millions, alors que le reste des systèmes de la région approchait au total les 81$ mille millions.

Suivit du Costa Rica (dont la titularisation appartient majoritairement à l'état) et du Guatemala. Le Nicaragua est, quant à lui, le plus petit.

Panama se démarque également par le fait que son l'économie ait le taux de croissance le plus important et que le pays ait les meilleures perspectives pour les années 2012 et 2013, avec le système bancaire le plus efficace de la région et le taux de croissance le plus élevés en termes de dépôts s’élevant à 8$ mille millions pour la période analysée, près de quatre fois plus que la croissance des pays comme le Guatemala, le Costa Rica ou le Honduras.

Panama est également le système avec la plus faible concentration bancaire. Les cinq plus grandes banques détiennent environ 50% du marché, alors que pour les autres pays l'indicateur se situe aux alentours de 80%.

Maintien de la note

Le bon fonctionnement du système panaméen se reflète dans les notes de risque que attribuées à ses membres. En novembre, Fitch Ratings a confirmé le maintien des notes de la Banque Nationale du Panama (Banconal) et de Credicorp Bank, toutes deux avec une perspective stable.

Banconal maintient sont "BBB", la note est fondée sur son "capital robuste, sa vaste liquidité, sa base dépositaire stable, la bonne qualité de ses actifs ainsi que l'amélioration de sa rentabilité".

Credicorp Bank, a, pour sa part, maintenu la note locale de "A (pan)", en regard de la bonne qualité de ses actifs, de la position de son patrimoine, des améliorations de son exercice financier et de la bonne position de sa liquidité, commune à ses paires panaméens, informe le rapport.

L'échelle des opérations et la concentration relative des dépositaires majeurs ainsi que des débiteurs majeurs limitent, au contraire, la note.

Participation et morosité

65,6%

Au Costa Rica, nombre d’actifs qui appartiennent aux banques de l'État. C'est le seul pays avec une dominance d'entités publiques.

1,6%

Selon Fitch, la Banque d'Amérique Central a rencontré un grand succès en terme de réduction de la morosité du portefeuille, en l'amenant à 1,6% des prêts.